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lundi 6 décembre 2010

un peu de paresse...

C'est la fin de session. Et oui les enfants, même vos idoles ont des obligations qui les empêchent de toujours faire des choses cool, comme dormir la fin de semaine, écrire des messages de blog, ou cuisiner une gastronomie qui ne s'apparente pas à une sandwich aux oeufs.

Néanmoins, je tiens à partager cette chanson qui m'est si chère. Non, ne vous faites pas d'illusion: ce n'est pas votre silence qui m'inspire de tels élans de nostalgie, mais plutôt le fait que mon amour m'ait quittée de nouveau pour ces lointaines contrées barbares...

samedi 27 novembre 2010

cette insupportable nouvelle année

Le jour de l'An, c'était traditionnellement du côté de ma mère que ça se fêtait. Au début c'était l'fun, malgré le fait que je ne recevais pas de cadeaux. On dansait, principalement. Des set-carrés. Des rigodons. Des gigues. Puis ma parenté est devenue âgée, on n'a plus voulu faire l'effort de s'accueillir l'un l'autre. On a loué une salle. Pour une ambiance stérile, c’en était toute une. Un peu plus et on passait la veillée à l'hôpital.

Les discordes au sujet du buffet (de la dinde, oui ou non?) ont fini par avoir raison de notre unique rencontre annuelle, tant et si bien que depuis, j'ai passé le jour de l'an chez moi en ermite. C'est qu'évidemment, à Montréal, il ne se passe pas grand-chose d'intéressant si on n'est pas invité à un méga-party. Alors on se console en écoutant les versions longues du Seigneur des Anneaux, et on attend que ça passe, comme la grippe.

Mais j'ai d'autre raison de trouver le jour de l'An insupportable. D'abord, cette histoire de résolutions. Comme si on allait changer du jour au lendemain, juste parce qu'on change de calendrier. On se fait croire dur comme fer que cette cigarette, c'est la dernière, mais ça ne marche JAMAIS. Pourquoi? Parce que les choses qu'on veut changer, on les change sur-le-champs, et celles si on ne veut pas vraiment changer, on remet ça à plus tard. Genre, l'année prochaine. C'est d'une navrante mauvaise foi.

Et puis le jour de l'an signe l'arrêt de mort des vacances de Noël. Après, y'a pu rien à fêter. Ok, les rois mages peut-être, mais ça reste une histoire de gâteau avec un pois sec caché dedans. C'est le retour à l'école, au travail, le come-back du réveil-matin. On regarde avec réticence ces longs mois de froidure à venir, et on soupire...

La vie continue. N'empêche que le jour de l'An, c'est plate. Ça ne signifie rien, sinon que de changer l'année quand on écrit la date. Mais c'est quoi, au final, une année? Plein de jours. Un jour de plus, un jour de moins, c'est du pareil au même. Comme si ça pouvait vraiment nous rendre heureux de se rendre compte qu'on vieillit, que le temps passe trop vite, ou pas assez, qu'on n'a jamais fait autant de choses qu'on voudrait, que tout est toujours à recommencer.

Je hais le jour de l'An. Ça me déprime. Mais Pâques, par exemple...

vendredi 26 novembre 2010

première neige...

Le fait d'avoir failli me ramasser les quatre pattes en l'air ce matin m'a enfin confirmé la venue de l'hiver. En effet, chaque année, l'hiver vient. Et avec la venue de l'hiver, c'est la venue de la neige, c'est la venue du froid qui glace, des lèvres gercées, des mitaines perdues, des chocolats chauds, mais surtout, oui, surtout, c'est la venue de NOËL!

Je suis une fan inconditionnelle de Noël. Pourtant, j'ai peu de raisons de l'être. À mon âge, je ne reçois plus de cadeaux. Le seul party de Noël auquel je sois invitée, année après année, est celui de ma famille paternelle. Je suis apostasiée, donc le petit jésus pis les anges, c'est pas pour moi. J'ai jamais aimé le magasinage. Jamais aimé la dinde non plus (la morte, pas la vivante).

Néanmoins, j'ADORE les lumières de Noël! Ça met de la magie, même en avril! Noël est une formidable excuse pour rester chez soi et s’empiffrer jusqu'à plus faim. On voit toujours de bons films avec Adam Sandler à la télé dans le temps des fêtes. À Noël, on n'a pas d'examens, pas d'école, et pour les chanceux comme moi, pas de travail non plus. Le temps de Noël est idéal pour envoyer des courriels et des cartes à ces amis qui sont si loin mais qu'on aime tant. On peut même faire des séances de photos cocasses avec les chats et Justin Trudeau. Quoi de mieux que de faire jouer Casse-Noisette de Tchaikovsky à tue-tête en buvant un bon verre de vin? Quoi de mieux que de s'emballer dans les édredons et de manger une énième orange en chocolat qu'on doit préalablement casser par terre?

Sérieux, Noël, je t'aime.

Demain: Pourquoi je hais le jour de l'an.